Festival d’Avignon, « Les Fables de mon Moulin » par Marie-Caroline Neuvillers

dans Fest. Avignon 2011

Pendant le mois de Juillet, le Semioblog vous invite au festival d’Avignon. Aujourd’hui, Marie-Caroline Neuvillers retombe en enfance et nous dévoile du lourd sur Alphonse.

D’Alphonse Daudet, mis à part la chèvre de Monsieur Seguin et une vague histoire de moulin, il ne me restait pas grand-chose en mémoire ce qui ne me perturbait pas plus que ça.  Et je ne pensais pas que ce serait dans cette petite salle, assise sur un gradin et surtout entouré d’enfants dopé à la colonie de vacances que j’en apprendrais plus sur lui.

Parfois on se trompe, et on est content de se tromper.

Sur scène un comédien, accompagné d’un accordéoniste. En théorie. Pour moi sur scène il y avait Alphonse Daudet, le soleil, le mistral, mais surtout, Paris après des heures de voyage, des dîners bourgeois, un citadin poète en devenir, et en mal de reconnaissance… Brusque révélation : Alphonse Daudet était un bobo. Peut être le premier. Car dans ce moulin paumé au milieu de sa provence, ses lettres il les écrivait pour ses lecteurs parisiens et il n’hésitait pas à se moquer dans les cercles littéraires, de l’accent du sud (le traître).

Pourtant ce sont ses racines, des racines dont il ne parvient pas à se détacher. Et sur ce petit bout de scène Jérôme Bru semble être au milieu de la garrigue.  Il faut dire qu’il se donne du mal, tellement que lorsqu’il pointait l’horizon, la colo. de vacances dans son intégralité se retournait en s’attendant à y voir un coucher de soleil ou un troupeau de chèvres.

Si le spectacle s’adresse à des enfants à partir de 8 ans, inutile de vous dire que ce jour là je me suis probablement instruit autant, si ce n’est plus qu’eux.

Marie-Caroline Neuvillers.

Jusqu’au 31 juillet à l’Ecole du spectateur, 13 h 05 (clic, clic, clic).

Marie-Caroline Neuvillers est étudiante en deuxième année de Master Stratégie du Développement Culturel à l’Université d’Avignon et rédige un mémoire sur les réseaux sociaux sous la direction de Virginie Spies. Elle ne trouve jamais de place de parking pour se garer et se promet chaque jour d’apprendre à faire un créneau correctement. Vous pouvez également la suivre sur Twitter : clic, clic, clic.

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