Le Semioblog au festival d’Avignon

dans Fest. Avignon 2012

Comme chaque année, le Semioblog se met aux couleurs du festival d’Avignon pour vivre et vous faire vivre un peu plus de trois semaines au cœur du festival.

On vous parlera de pièces de théâtre, de spectacles divers, d’une ville qui change d’allure, de ce qu’on aime, de ce qui nous énerve.

Comme l’année dernière, je suis entourée d’une équipe de semioblogueurs : Anaïs Truant, Marie-Caroline Neuvillers et François Theurel. Comme l’année passée, nous sommes ouverts à d’autres auteurs. Alors si vous avez envie de vous frotter à l’écriture, même le temps d’un seul texte,  vous pouvez nous faire part de vos propositions.

On se retrouvera aussi régulièrement sur Radio Campus Avignon à 19 heures pour vous raconter le festival.

Programmes récupérés, stylos neufs, regard acéré, carnets prêts, on se retrouve très vite sur le Semioblog pour de nouvelles aventures !

Virginie Spies.

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One commentOn Le Semioblog au festival d’Avignon

  • Bonjour voici un texte qui parle d’Avignon et de son festival(entre autre). Ce texte est extrait du receuil de poésie « La lumière au fond » édité à « Mon petit éditeur »…

    Avignon, ville d’esprit

    Le nez vers le ciel, aucune étoile n’est là.
    Pourtant à Avignon, ville d’esprit, eux sont en bas.
    Dans le sol, les pierres, la terre et les murs.
    Ville d’esprit, le Mistral porte leurs murmures.
    Place de l’Horloge, le temps s’écoule délicieusement.
    Les singes artistes, crieurs, musiciens, s’en moquent,
    Car ce jour est le jour des immortels,
    Dans l’histoire, tel un écho, la trace de leur somptueux bordel.
    On est le paysage dans lequel on s’inscrit.
    Mon coeur est prisonnier des remparts.
    La prison est vide d’homme,
    Mais des murmures sonnent encore.
    Mon jardin n’est plus vierge, on s’y bouscule.
    La nuit, on y pénètre en douce.
    La seule île que j’ai dans la tête
    N’est pas vraiment un lieu de fête.
    Avignon, ville d’esprit, c’est inscrit en petit
    Un peu partout où les papes au son du glas
    Tournaient les pages d’un vieil ouvrage,
    Pendant que d’autres brûlaient avec d’autres idées.
    Ici, il n’y a pas que les murs qui se désagrègent.
    Je pourris petit à petit comme de l’eau croupie,
    Prisonnier dans un bac de pierre où plus rien ne coule,Roule.
    Et les roues rouillent,
    Dans la rue des teinturiers.

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