Un café, l’addition ! par Marie-Caroline Neuvillers

dans Fest. Avignon 2012

Ça avait pourtant bien commencé dans ce restaurant : Une déco un poil kitsch, où se croisent des personnages hauts en couleurs, des tranches de vie qui ne nous sont parfois pas totalement inconnues : Une femme qui décide de tout à la place de son compagnon sous couvert de donner des conseils (non parce que, qui ne l’a jamais fait hein ?) des retrouvailles qu’on préférerait éviter à un mariage ou un speed dating qui tourne à l’hystérie (non parce que, qui ne l’a jamais fait hein ? Non ? Bon.)

Sur scène, deux tables, quatre personnages et autant de situations cocasses, des entrées jusqu’au dessert. Pourtant il lui manque quelque chose à cette pause café… Une succession de sketchs qui manquent parfois de rythme et trainent un peu en longueur, et si l’apéritif donne l’eau à la bouche, le plat de résistance lui, laisse un peu sur sa faim (j’arrête avec les métaphores sur la cuisine, promis.) Tout ça n’empêche pas de sourire, de rire même (certes pas tout le temps) et de passer un moment agréable, sans avoir forcément droit à l’heure de rire et aux plaisanteries fines à laquelle on s’attendait. Pour autant, le moment est agréable, et justement à l’heure du café et de la digestion.

En bonus, vous repartirez avec une boite de cachous, ainsi si la pièce ne vous laissera pas forcément un souvenir indélébile elle aura au moins le mérite de vous laisser un agréable gout en bouche (oui je sais, j’avais dit que j’arrêtais de parler cuisine).

Marie-Caroline Neuvillers.

Tous les jours au Paris  jusqu’au 28 juillet à 14h : clic, clic, clic.

Quelques mots sur l’auteur :

Marie-Caroline Neuvillers aime le Festival même si ça ne se voit pas toujours et tentera cette année d’être aimable avec tous les tracteurs et les touristes à casquette qu’elle croisera. Elle tentera, elle ne promet rien. Vous pouvez la suivre sur Twitter : clic, clic, clic.

 

A lire aussi

Migrants, la tragédie de notre siècle

Le sujet est dramatique et urgent, ils sont trop nombreux sur ce « putain » de bateau. Au plus près de

En lire + ...

Les tambours de la vie

Au premier temps de la pièce, Adrien Lepage ne vit que pour une chose : la batterie. Il sourit. À

En lire + ...

« Avant que j’oublie », les liens qui nous lient

  C’est une jeune femme qui chaque dimanche va voir sa maman, C’est une maman qui est atteinte de

En lire + ...

Laissez un commentaire :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Mobile Sliding Menu