« Le dernier jour d’un condamné », leçon d'(a)pesanteur

dans Fest. Avignon 2013

Une présence. C’est le terme qui reste en tête lorsque les lumières du théâtre du Bourg-Neuf se rallument. Avec sa voix qui ferait passer Barry White pour un castrat atteint d’une laryngite mutante, Alain Leclerc réussit un véritable tour de force en donnant vie à ce texte que Victor Hugo écrivit à 29 ans.

Plaidoyer contre la peine de mort se focalisant sur l’introspection d’un homme attendant son exécution, Le dernier jour d’un condamné se révèle être une leçon de théâtre où la pesanteur du sujet le dispute à l’apesanteur de l’interprétation. Un travail d’équilibriste où les artifices sont réduits au strict minimum et où l’on observe Leclerc transcender, par son seul charisme, le parti pris ultra-minimaliste de la mise en scène de Jean Marc Doron (un éclairage simple, une couverture, un petit promontoire. That’s all folks.).

Cette adaptation nous offre un habile dosage émotionnel et narratif qui, chose aujourd’hui trop rare pour ne pas être soulignée, a l’intelligence de s’arrêter juste avant que l’intensité ne se transforme en linéarité. En bref : entre deux rafales de perrier citron en terrasse, n’hésitez surtout pas à vous octroyer cette dose salvatrice de bon sens humaniste.

François Theurel

Jusqu’au 30 Juillet, à 14 h 15, au théâtre du Bourg-Neuf : clic, clic, clic.

Quelques mots sur l’auteur :

« Après avoir étudié les rapports entre diffusion numérique et cinéma à l’Université d’Avignon, François Theurel s’est mis à faire des chroniques  de films de genre sur Youtube sous le sobriquet du Fossoyeur de Films. Ayant affuté son coup de pelle, il revient ce Juillet dans la Semioteam car, mine de rien, le festival d’Avignon et ses démoniaques affiches lui ont manqué.

https://twitter.com/FrancoisTheurel

http://www.youtube.com/user/deadwattsofficiel« 

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