Chraz au festival d’Avignon : Rire de l’absurdité du monde

dans Fest. Avignon 2016

Chraz©PhilippeBreard00027

Chraz arrive sur scène. L’œil rieur, il attaque son seul en scène avec tranquillité et l’ambition toute simple de nous expliquer l’univers.

En fait, ce dont nous parle Chraz, c’est de l’absurdité du monde tel que nous l’appréhendons, nous les Hommes. Il fait la démonstration de nos paradoxes avec humour et tendresse. Il démonte tous les dogmes ainsi que la connerie ambiante et tout y passe : les religions, les complotistes, les croyances, les politiques, le racisme…

Pourtant, à aucun moment celui qui est devenu célèbre dans les années 90 sur France Inter ne nous accuse. Il sait que nous pouvons tous, à un moment, basculer dans l’un ou l’autre des travers qu’il dénonce.

Il nous explique avec tranquillité que si le soleil était une orange, la terre serait un grain de riz à quelques mètres et si l’univers avait un an, nous les homo-sapiens, on ne serait là que depuis 20 mn, mais est-ce une raison pour ne pas se la péter grave ? Non répond-il : Euh… je ne crois pas, euh… à moins que je ne me trompe ?

Avec ses faux airs d’Einstein, Chraz est un relativiste. Il n’impose rien, mais donne à réfléchir avec humour et générosité.

Virginie Spies.

Au festival d’Avignon jusqu’au 30 Juillet à 16 h 20 au Pandora : clic, clic, clic.

 

A lire aussi

DMPP EC#1 – Dans les coulisses de VOICI

« Des médias presque parfait » a pour ambition de proposer des vidéos d’analyse et de réflexion sur les médias. Avec

En lire + ...
DMPP #5 - La communication politique

DMPP#5 – La Communication Politique

Que s’est-il passé en matière de communication politique pendant la dernière campagne présidentielle ? La télé a-t-elle toujours autant

En lire + ...
Les pouvoirs du direct - DMPP #4

DMPP #4 – Les pouvoirs du direct

A quoi servent les émissions en direct ? Depuis quand ça existe, pourquoi on aime ça et en quoi

En lire + ...

One commentOn Chraz au festival d’Avignon : Rire de l’absurdité du monde

  • candela fabienne

    Il a ecrit ça Chraz, sur le spectacle que je joue AU Bout Là Bas à 14h15…au cas où
    N°11, c’est fragile comme une fille fragile qui marche sur un fil dont on s’attend à ce qu’il casse, et qui casse vraiment et qui se raccommode avant de se recasser. Fabienne se déplie, échappe à sa position fœtale, elle se balance et danse entre joie et souffrance sur cet espace sans dimension. Ça commence et ça finit à la fois, ou plutôt : ça ne commence pas et ça ne finit pas, parce que c’est le souffle de la vie qui repart après chaque expiration, le fil du temps tiré par une comédienne bien réelle qui tente de nous faire croire qu’elle est folle pour oublier qu’elle se demande si elle ne l’est pas vraiment. Et moi je pense qu’elle aimerait bien croire qu’elle l’est. L’absurdité du monde lui pèse alors elle s’en moque en se moquant d’elle-même, virevoltant entre les malheurs avec légèreté comme si le chemin lui était familier, dialoguant avec sa voix intérieure, celle de Laurent Violet, une voix dont elle attend des réponses et qui ne comprend rien, bien sûr.
    Un escabeau pour franchir la limite, par-dessus ou par-dessous, qu’importe, des lumières chaudes d’Adrienne Mascunan, une mise en scène sur mesur de Fabrice Raspati et une musique cristalline de Luc Antoni pour enrober ce petit voyage sucré salé entre l’intérieur et l’extérieur, entre le supportable et l’insupportable, et c’est tout. Et c’est le tout. Et quand on en sort, quand la porte s’ouvre et qu’on reprend le soleil en pleine poire, on comprend qu’on n’en sort pas puisqu’on y est.
    Un seul spectacle vu à Avignon, c’est peu… mais si c’est le bon…

Laissez un commentaire :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Mobile Sliding Menu