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Télévision et presse people

Les Marchands de bonheur

9782804159177

Il existe dans la société occidentale, largement relayée par les médias, une sorte de « devoir de bonheur ». Toujours il faudrait aller bien et se sentir mieux, et les médias de l’image suivent cette tendance, avec la tentative d’affirmer ou réaffirmer leur rôle et leur pouvoir : celui d’aider ceux qui sont dans le malheur et de résoudre leurs problèmes. La télévision déroule ses stratégies de discours et les chaînes, en prétendant faire le bonheur de leur public,  nous en disent long sur ce qu’elles sont ou voudraient être. Aux côtés de la télévision, il est un média qui lui ressemble tellement qu’il lui emprunte les discours et les personnages, il s’agit de la presse people, dont le rôle et les fonctions n’ont été encore que peu étudiés, notamment lorsque l’on tente une analyse transversale des phénomènes médiatiques.

Les marchands de bonheur sont désormais partout, et cet ouvrage analyse de façon accessible les stratégies de la télévision et la presse people. Dans cette société de la performance, qui place l’individu au cœur de ses préoccupations, une chaîne comme M6 explique désormais, dans des émissions de coaching, comment il faut que les téléspectateurs se comportent pour élever leurs enfants ou mieux se nourrir. De son côté, TF1 défend le téléspectateur en détresse face à de méchants voisins où contre un état qui nous voudrait du mal. Quant au spectacle du malheur, il occupe une place importante dans des programmes qui flirtent souvent avec l’obscénité. La presse people a quant à elle totalement fait siennes ces logiques télévisuelles, au point qu’il existe désormais des magazines qui parlent essentiellement de personnes dont la qualité première est d’avoir été, au moins une fois leur vie, « vues à la télé ». Cette presse a pour fonction essentielle de raconter les bonheurs et les malheurs d’une catégorie de personnalités qui, de Britney Spears à Nicolas Sarkozy, sont désormais qualifiés de people.

De la plaque de beurre au chanteur à la mode, en passant par la dernière baignade de la candidate aux élections présidentielles, les médias de l’image vendent du bonheur à leur public et mettent en œuvre des récits médiatiques qui, passés au crible de l’analyse, permettent de décrypter autrement la société actuelle.

http://universite.deboeck.com/livre/?GCOI=28011100032130

Editions De Beock

ISBN:2-8041-5917-5 • novembre 2008 • 208 pages

La télévision dans le miroir

Théorie, histoire et analyse des émissions réflexives

2747563294r

Préface de François Jost

Comment la télévision parle-t-elle même ? Qu’est-ce qu’une émission réflexive ? Comment mettre en perspective l’histoire de ces émissions ? Quels sont les objectifs de ces programmes ? La télévision est-elle capable de se critiquer ?

Voici, entre autres, les questions qui sont soulevées ici. Cet ouvrage s’en prend à un lieu commun, selon lequel la télévision réflexive serait née avec ce qu’on a appelé la néo-télévision. Plongeant dans l’histoire de la télévision, on constate qu’il existe une longue tradition du retour de la télévision sur elle-même. En remontant la généalogie du concept de réflexivité, depuis la linguistique, en passant par la théorie du cinéma, pour atteindre la théorie de la télévision, il s’agit dans un premier temps de s’arrêter sur la théorie de l’énonciation et chercher à définir la réflexivité télévisuelle. Dans le gigantesque continent des programmes diffusés par la télévision française, on constate dans un deuxième temps qu’il existe une réflexivité diffuse.

Ici, la télévision se prend pour objet, mais de façon non systématique, et à travers différentes formes. Plus loin, le lecteur est invité à une histoire chronologique des émissions réflexives. De 1947 à 2000, la mise en perspective de cinquante-trois ans d’émissions réflexives permet de saisir les évolutions du discours réflexif, de mettre en avant ses multiples tendances. De cette histoire des programmes réflexifs, découle une conceptualisation de la réflexivité à la télévision. Enfin, un retour analytique sur ces programmes aide à mettre en avant les diverses instances qui sont au centre de la réflexivité : ce sont principalement l’entreprise et l’institution : On explore ici des cas précis : Les Guignols de l’info, le cas de la mort de La 5, Arret sur images, etc. Depuis les modes d’énonciation mis en œuvre dans les émissions réflexives jusqu’aux limites de la réflexivté télévisuelle, l’ambition est de mieux comprendre la façon dont la télévision parle d’elle-même.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=17508

Edition L’Harmattan

ISBN : 2-7475-6329-4 • mai 2004 • 393 pages

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