Dans Paris-Match, Nicolas Sarkozy a trois jambes

dans Presse écrite, Vie politique et medias

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Pour faire disparaître le corps d’un agent de sécurité, on a retrouché le cliché paru dans Paris-Match, oubliant une jambe… La société des journalistes de l’hebdomadaire s’indigne…

Cette photo, réalisée par Pascal Rostain le 12 septembre est parue dans Paris-Match le 17 septembre. Elle a été retouchée par le photographe lui-même qui dit : « La jambe en question est celle d’un garde du corps. Il y avait la tête d’un ‘mec’ du GSPR (groupe de sécurité de la présidence de la République, ndlr) juste derrière Sarkozy. J’ai d’abord essayé de la flouter (…) puis j’ai pris moi-même la décision d’enlever cette tête». Seulement, le photographe a oublié d’en faire de même avec la jambe du garde du corps.

Jeudi, la Société des Journalistes (SDJ) de Paris Match a condamné le fait que la photo ait été retouchée. «L’altération des photos déforme la réalité et doit être, en ce sens, strictement interdite», a affirmé la SDJ. «Seules les techniques traditionnelles de cadrage, de réajustement des contrastes, des échelles de couleurs, sont tolérées». Le rédacteur en chef photo de Paris Match, Guillaume Clavières, s’est quant à lui défendu d’avoir retouché : «Nous l’avons publiée telle qu’elle nous a été fournie». «À Match, on n’a pas fait attention à ce pied qui dépassait», a-t-il ajouté, et c’est d’ailleurs ça qui est très étonnant. Le photographe se défend cependant, en disant qu’«Il faut arrêter l’hypocrisie, depuis l’avènement du numérique, les photos (…) sont évidemment retouchées, on rend nos photos plus esthétiques» (cf. « l’affaire des bourrelets » dans le même magazine, NDLR).

Cette anecdote n’est peut être pas très grave, mais elle montre à quel point toutes les images sont travaillées et retouchées. C’est le garde du corps, qui doit être vexé…

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