Coluche, Sagan, Piaf, quand les médias revisitent leur histoire

dans Medias, Télévision

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Hier et ce soir, France 2 diffuse le film consacré à la vie de François Sagan, magnifiquement incarnée par Sylvie Testud. Dans deux semaines, c’est François-Xavier Demaison qui jouera Coluche dans le film d’Antoine de Caunes. Prochainement, Vincent Cassel sera dans la peau de Jacques Mesrine. L’air du temps, en matière de cinéma et de fiction télé, est aux récits de fiction qui se penchent sur la vie de célébrités décédées, qui ont marqué notre histoire contemporaine.

En général, ces films connaissent le succès car ils nous racontent une part de notre histoire, ils nous rappellent des souvenirs de jeunesse, ils sont notre madeleine de  Proust des dernières décénies. Où étions-nous le jour de la mort de Coluche, qui nous a fait écouter pour la première fois Edith Piaf, comment avons-nous découvert Bonjour Tristesse ? Ces films nous parlent de nous en décrivant les personnalités d’un passé suffisamment proche pour être encore magnifié par le subtil travail du souvenir (que Kierkeggard distingue de la mémoire).

Souvent, les ayant droit de ces personnalités ne sont pas en accord avec la façon dont sont présentées les choses dans les films. Qu’il s’agisse de Véronique Colucci, ou du fils de Jacques Mesrine, se pose toujours la question du discours audiovisuel et de son rapport au réel. Nous sommes en effet dans le cas de films de fiction, et pourtant, il s’agit de l’histoire de personnes réelles. Il est pourtant naturel et même obligatoire que les cinéastes proposent un récit d’ordre fictionnel, et c’est ici que se pose le problème pour les héritiers qui, la plupart du temps, ne reconnaissent par leur parent décédé. Pourtant, il n’y a pas de prétention documentaire, mais nous le savons depuis Bazin : le cinéma possède nécessairement une force documentaire. C’est aussi le cas lorsqu’il appartient au monde de la fiction, et même pour raconter l’histoire d’un mec…

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