Star Ac où l’art d’influencer les téléspectateurs

dans Presse écrite, Télévision

1-2-3

Ce soir, trois garçons sont nominés dans l’émission Star Academy.

À l’heure où l’on parle de plus en plus des « magouilles » de la production, on peut dire qu’il suffit de regarder le programme pour constater le parti pris des producteurs. Il suffit de donner à celui dont on ne veut plus une chanson qui ne pourra lui convenir, et le laisser se planter tout seul. Pour les autres, il suffit de faire exactement le contraire et donner à celui qui imite Raphaël une chanson de Raphaël et celui qui est né Gipsy une chanson flamenco-rock. Et le tour et joué.

Et si le public ne suit pas les conseils implicites de la production, il le fera tôt ou tard : aujourd’hui peut-être, où alors demain. L’art d’acomoder les images et les sons permet à ceux qui s’y connaissent de développer un point de vue très fort et, si ce n’est de manipuler, du moins de proposer un sens que le public devrait suivre. Mais cela nous rappelle aussi que d’une part il n’y a pas d’images ni de discours neutres et que d’autre part, nous sommes sur une chaîne privée dont les enjeux commerciaux ne peuvent rien laisser au hasard.

A lire aussi

Alter Ego(s), ou les autres Stanley Billigan

Stanley Billigan est un personnage hors du commun, une histoire singulière, épatante, hallucinante, et effrayante. Un seul corps et

En lire + ...

Dans la jungle, terrible jungle de Touwongka

Touwongka, la comédie musicale de la jungle, signe la prouesse de faire voyager petits et grands au beau milieu

En lire + ...

Chattologie, d’utilité publique 

  Est-il possible d’assister à une conférence sur la chatte (pas l’animal) pendant le festival d’Avignon, en apprenant des

En lire + ...

One commentOn Star Ac où l’art d’influencer les téléspectateurs

  • Si c’est un jeu qui fonctionne par substitution, voir mimétisme pour certains, alors le montage proposé fera d’avantage dans l’orientation des décisions que le strict choix musical. Il faut être « pour », « contre » et rendu accessoire, la musique ne sert souvent qu’une promotion artificielle.

    Pour le reste, l’existence et la pérennité des modèles de télé-réalité sont aussi des choix de sociétés. Et si c’est bien vrai, les arènes et les pouces baissés ont ouvert le bal, même si cette excuse de la tradition prouve toute la défaillance en terme d’éducation à l’art du fenestron.

    P.S : Pour la petite histoire qui ne sert à rien, ce soir là, il y avait 1 fille et deux garçons nommés.

Laissez un commentaire :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Mobile Sliding Menu