Festival d’Avignon, « Je suis le père de tout le monde » par Marie-Caroline Neuvillers

dans Fest. Avignon 2011

Pendant le mois de Juillet, le Semioblog vous invite au festival d’Avignon. Marie-Caroline Neuvillers a vu « Je suis le père de tout le monde »


Michel aime Tamara (et non pas Tarama comme dit sa mère), mais avant cela, Michel a aimé Clotilde avec qui il a eu des enfants, et qui aujourd’hui aime Georges, et avec qui elle a eu Léonard (qui n’est donc pas le petit fils de la mère de Michel). Il aussi aimé Laura qui elle, aime tout le monde, mais surtout les enfants qu’elle a eu avec Michel. Et puis il y a eu Hélène et du coup est né Emilie qui n’est pas toujours sûre de comprendre qui est sa mère.

Vous suivez ? Non ? Michel non plus à force. Tout ça pour dire qu’il a sept enfants, enfin sept enfants et demi puisque Tamara est enceinte. (Tamara pas Tarama).

Son pire ennemi c’est la garde alternée,  et le planning de ses ex-femmes. A moins que ce ne soit sa psy ? Michel ça le ferait presque pleurer, mais nous ça nous fait beaucoup rire. Mais pas seulement, on partage aussi ses angoisses, celles de ne pas être à la hauteur, de devoir être là pour tout le monde et donc de s’oublier un peu.

On découvre des vérités surprenantes parfois : Tu ne peux pas réserver pour plus de 6 personnes sur le site de la SNCF, alors que Michel est 9, et qu’il veut quand même prendre le train comme tout le monde. Un enfant peut se nourri exclusivement d’aliments à base de soja, et son frère lui peut se nourrir exclusivement de chips.

C’est surtout un joli point d’interrogation : Où commence la famille, et surtout, où s’arrête-elle ?

Michel Scotto Di Carlo seul en scène durant 1h15 ne prétend pas répondre, mais en incarnant Michel Paolini, il montre que lorsque l’on a éventuellement fini un jour de se battre avec les plannings, les menus, les devoirs, les ex-femmes et les histoires du soir, on est heureux de se retrouver avec tout ce petit monde, et ces sueurs nocturnes et les petites batailles du quotidien valent peut être bien le coup finalement.

Marie-Caroline Neuvillers.

Jusqu’au 31 juillet, toutes les infos ici (clic, clic, clic).

Marie-Caroline Neuvillers est étudiante en deuxième année de Master Stratégie du Développement Culturel à l’Université d’Avignon et rédige un mémoire sur les réseaux sociaux sous la direction de Virginie Spies. Elle ne trouve jamais de place de parking pour se garer et se promet chaque jour d’apprendre à faire un créneau correctement. Vous pouvez également la suivre sur Twitter : clic, clic, clic.

 

 

 

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