Festival d’Avignon, « Rhinocéros », par Marie-Caroline Neuvillers

dans Fest. Avignon 2011

Pendant le mois de Juillet, le Semioblog vous invite au festival d’Avignon. Pour les lecteurs du Semioblog, Marie-Caroline Neuvillers a sacrifié sa grasse mat’.

Se lever un samedi matin pour aller voir une pièce en coréen surtitré en français, ça n’est pas exactement mon programme de weekend type. Mais allez savoir pourquoi, ce Rhinocéros là il me disait bien (et le théâtre des Halles c’est en face de chez moi, mais n’y voyez aucun rapport.)

Et une fois assise dans la salle, je n’ai pas regretté une seule seconde d’avoir sacrifié ma grasse matinée habituelle.

Ce Rhinocéros est transposé dans le monde de l’entreprise, un monde froid et lisse, où les personnages sont subitement, et les uns après les autres, atteint de « rhinocérite ».  Une maladie qui rend la logique jusque là si logique, parfaitement illogique. Les codes et les normes si justement établis sont remis en question. Un seul résiste à la folie environnante en tentant désespérément de faire revenir une part d’humanité chez ses collègues, à moins que ce ne soit lui, qui devienne fou ?

Le décor est d’un esthétisme presque glaçant,  et si on décroche un peu quelque fois au milieu de ses deux heures on en ressort forcément touché (oui soyez indulgent, le samedi matin est toujours un moment critique pour ma concentration).

Les neuf comédiens sont excellents. Accompagné d’un musicien, l’ambiance se fait tour à tour oppressante ou curieusement enjouée.  J’ai ressenti ce que rarement j’avais ressenti au théâtre avant cela : Du suspens. Oui on sait comment ça se termine, mais peu importe, parce que chacun aura sa propre interprétation de ce qu’il a vu.

Marie-Caroline Neuvillers.

En ce moment, au Théâtre des Halles, à 11 heures : clic, clic, clic.

Marie-Caroline Neuvillers est étudiante en deuxième année de Master Stratégie du Développement Culturel à l’Université d’Avignon et rédige un mémoire sur les réseaux sociaux sous la direction de Virginie Spies. Elle ne trouve jamais de place de parking pour se garer et se promet chaque jour d’apprendre à faire un créneau correctement. Vous pouvez également la suivre sur Twitter : clic, clic, clic.

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