« Blanche comme la neige », le conte de Grimm revisité

dans Fest. Avignon 2013, Medias

Pour le Semioblog, nous avons vu « Blanche comme la neige », en croisant nos regards : Le mien, mais aussi celui de Tabatha, petite fille de 8 ans qui a vu la pièce pour pouvoir en parler ici. Résultat : Nous pensons que le spectacle est plutôt réussi, mais pas vraiment pour les enfants.

« Blanche comme la neige », c’est l’histoire d’une jeune fille d’aujourd’hui qui est victime de la société des écrans. Sa méchante belle-mère est la vedette de « Miroir gentil miroir », une émission de télé-réalité qui consiste à chercher un prince charmant pour une princesse.

La pièce mélange l’art visuel et le théâtre dans un vrai souci esthétique et narratif. Le point de vue de cette adaptation de « Blanche  neige » est clair : dans notre société médiatique, nous sommes soumis au dictat de la consommation, de la minceur et dès leur plus jeune âge, les petites filles sont formatées pour avoir des rêves qui ont été conçus pour elles.

Dans la ligne de mire de l’auteur : la télévision bien sûr (même Blanche-Neige va succomber au télé-achat en achetant une ceinture amincissante formule triple action), et la société en général entièrement tournée vers la consommation. Un point de vue développé avec une vraie recherche visuelle et scénique.

Virginie Spies.

De mon côté, j’ai trouvé ce spectacle intéressant mais manquant vraiment d’humour. On ne s’amuse pas. Le prince charmant n’est pas très charmant, et on ignore pourquoi.

Je trouve que le spectacle n’est pas vraiment fait pour le « jeune public », en tout cas pas pour les enfants de 8 ans parce que les problématiques sont trop sérieuses. Par exemple, je ne suis pas sensible à la dimension « art visuel ».

Et puis la musique est un peu forte pour une si petite salle, et les enregistrements sonores sont gênants et ils empêchent l’interaction entre le public et les comédiens.

Tabatha Spies-Fouchard.

Jusqu’au 31 Juillet, Espace Alya, à 10 h 15 (clic, clic, clic)

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